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- Guide Touristique pour la ville de Montpellier - Hôtels à Montpellier-
 
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HISTOIRE
Montpellier tire son nom de la dénomination languedo-cienne "Mount Pellé" (le mont pellé). Ce petit monticule de terre ingrate fut donné au seigneur de Guilhem, pour services rendus, aux alentours de l'an mille.


Devenu maître des lieux, il développa l'astucieuse idée d'offrir des terrains à bas loyer sans trop de taxes, telles les "villes franches", pour les commerçants et bourgeois désirant s'y installer pour prospérer.
Le "miracle" économique ne se fit pas attendre. Tisserands et drapiers descendirent des Cèvennes toutes proches pour profiter de ce nouveau carrefour économique.
Commerçants des plaines, industries artisanales, paysans vaillants et négociants en vin ne tardèrent pas à confirmer une économie florissante.

De bonne renommée, la ville accueillit aussi des médecins et apothicaires qui créèrent la première faculté de medecine occidentale, où bientôt des étudiants de l'Europe entière, et de plus loin encore, vinrent s'initier au noble art.
En parcourant le centre historique, nommé Ecusson à cause du dessin de ses murailles d'antan, vous tomberez, au détour de ruelles serpentines, sur de merveilleux hôtels particuliers.

Vous serez surpris par les clins d'oeil émouvants des reliques architecturales perchées comme au hasard des façades, telles des gargouilles malicieuses dont les ornements vous conteront les diverses influences du temps.

Le Moyen Âge " la ville des Marchands"

A l'origine, deux noyaux urbains se forment autour des églises Saint Firmin et Notre Dame des tables et fusionnent au cours des XI et XII éme siècle. Après 1196, une deuxième enceinte " la commune clôture" donne au cœur de ville sa forme d'écusson. Toute la ville conserve de nombreux vestiges de l'architecture médiévale : Deux type de demeures urbaines ( modulaire et patricien ) avec rez de chaussée voûtés et fenêtres romanes ou gothiques parfois murées. De cette période, on peut voir la Tour de la Babotte et la Tour des Pins, le Mikvé (bain Juif du XIIIéme siècle)

La Ville Classique "le Marais Montpelliérain"

A part la création sous Henri IV du jardin des Plantes, Montpellier est encore à la fin des guerres de religion une ville médiévale. La monarchie française en fait alors une importante capitale régionale. Le paysage urbain évolue avec éclat au cours des XVII éme et XVIII siècles.

On construit des édifices publics, religieux et militaires : le collège des jésuites, l'hôpital Saint Eloi, les couvents des Visitandines, des Ursulines, des Augustins, l'église Saint Denis, l'Hôpital Général, les casernes et la citadelle à l'est.

De nouveaux espaces sont aménagés à la périphérie de l'enceinte médiévale : création de la place de la Comédie et de l'Esplanade, de la Place Royale du Peyrou et de l'Aqueduc des Arceaux. L'architecture privée se transforme. C'est l'époque où noblesse et bourgeoisie se plaient à créer de superbes hôtels particuliers à partir des parcelles du moyen-age. A voir : la promenade du Peyrou et l'arc de Triomphe, le collège des Jésuites (Musée Fabre), les églises classiques (pénitents blancs, Saint Mathieu), l'Hôtel Saint Côme (Chambre de Commerce).

Le XIX siècle "expansion et hausmanisation"

Au siècle dernier, on assiste à de grands bouleversements urbanistiques : arrivée du chemin de fer, démolition progressive du rempart médiéval, ouverture des boulevards, création de nouveaux quartiers, percement partiel de l'actuelle rue Foch dans l'axe du Peyrou. Les équipements publics de développement : on construit le Palais de Justice en 1844, la gare en 1845, les Halles Castelane en 1869, la nouvelle Préfecture en 1870. Deux nouvelles églises naissent à Montpellier, Saint Anne et Saint Roch. L' Opéra, inspiré par le Palais Garnier est inauguré en 1888. Les immeubles imposants construits alors autour de la place de la Comédie reflètent la puissance de la bourgeoisie locale.

Montpellier Aujourd'hui

Après le ralentissement économique et démographique de la première moitié du XX éme siècle, Montpellier connaît un nouvel essor. On bâtit de grands quartiers périphériques t d'importants centres commerciaux ( le triangle, le Polygone), tandis que le centre historique fait l'objet d'une constante mise en valeur.

Aujourd'hui, la ville s'illustre mondialement comme pôle de création urbanistique. Avec Antigone et son image forte, l'architecte Ricardo bofill a su étendre harmonieusement la ville jusqu'au Lez. Le majestueux Opéra et Palis des Congrès, le Corum, dû au talent de l'architecte Claude Vasconi, prolonge l'Esplanade vers l'Est. Tandis que Richard Meier, le grand architecte Américain aménage l'Espace Pitot face aux jardins de la place Royale du Peyrou. Enfin, le centre ville s'étend vers le sud avec l'ambitieux Port-Marianne : 400 anneaux, 40000 logements. Montpellier s'affirme comme une technopole de dimension européenne, véritable Eurocité au bord de la Méditerranée.

L'Occitanisme

Au XIIIe siècle , les officiers de la couronne donnent au Languedoc récemment annexé au domaine royal le nom d'Occitania . Le terme, équivalent, dans les textes rédigés en " latin de chartes ", de Languedoc , a été repris au XIXe s. L'adjectif d'occitan désigne les parlers méridionaux appelés au XIIIe s. limousin ou provençal , au XIVe s. roman , au XVIe s. gascon . L'adjectif " provençal " a été réutilisé souvent au XIXe s.

L'occitanisme est, depuis 1962, un mouvement d'inspiration idéologique, politique ou culturelle se manifestant en Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Limousin, Midi-Pyrénées, Provence-Côte d'Azur et (partiellement) en Auvergne et Rhône-Alpes. Il envisage parfois, en passant par l'autonomie des provinces, une structure fédérative de la France.

Certains extrémistes appellent au séparatisme, d'autres proclament leur solidarité avec les Catalans.

Langue occitane.

1°) Occitan méridional : gascon, béarnais , variante du gascon mais ayant affirmé longtemps son autonomie (à l'Ouest), languedocien (Centre), provençal (est du Rhône et majeure partie du Gard) ; roussillonnais parlé se distingue du catalan officiel : terminaison " i " du présent de l'indicatif et de la 1re personne de l'imparfait (parlavi ) ; le " ? " accentué final est prononcé " ou "(Canigou ) ; le pluriel des mots en " àn " est en " às " au lieu de " ans " (hortolàs, màs).

2°) Nord-occitan : limousin, auvergnat, dauphinois (frange nord). Une tendance unificatrice s'est révélée, s'appuyant en gros sur les parlers du Quercy, de l'Albigeois et du Rouergue (occitan central considéré comme " référentiel ") et préconisant une graphie " typisante " traditionnelle depuis le Moyen-Age, respectant les traits fondamentaux des principaux dialectes mais adoptant partout les mêmes principes graphiques. Ainsi, le " a final atone, à l'instar de la tradition occitane et romane, a été repris pour noter d'un signe unique les réalisations phonétiques diverses de la langue parlée (a, o , ou oe ) ; exemple lenga " langue " (prononcée lenga, lengo, lengoe ).

2 millions sur 13 millions de " Méridionaux ", pratiquent réellement la langue d'Oc en France ainsi que dans le val d'Aran espagnol et dans les vallées " vaudoises " d'Italie.

Le catalan. Évolution locale du bas latin, langue officielle depuis 1977 de la Catalogne, en Espagne, se distingue de la langue d'oc par la prononciation " ou " du " u " ; la réduction de la diphtongue " au " à " o " ; l'absence des diphtongues " ue " et " ie " (réduites à " u " et " i ") et de la diphtongue " ei " (remplacée par " eu "). L'accent tonique se maintient parfois sur l'antépénultième, surtout dans les formes verbales.

Histoire linguistique.

-XIe -XIIIe les troubadours du Midi créent une poésie lyrique et amoureuse (codifiée XIVe s. par lesLeys d'Amor ), modèle de poésie courtoise en Europe. Les parlers d'oc sont en outre une langue véhiculaire (éloquence, commerce, diplomatie) dans le Bassin méditerranéen (on parle le catalan en Grèce)

. -XIIIe -XVIe recul comme langue littéraire. La production lyrique cesse en France, mais se maintient en Espagne

. fin -XVIe renaissance de la poésie dialectale, notamment avec l'Aixois Louis Bellaud de La Bellaudière (1532:1588:) ou le Toulousain Pierre Goudouli (1580:1649:), mais les parlers méridionaux cessent d'être utilisés dans les actes juridiques privés ou publics depuis 1539 (édit de Villers-Cotterêts). Certains parlements provinciaux gardent néanmoins leurs parlers plus longtemps : Navarre (jusqu'en 1660 environ), Roussillon (jusqu'en 1738)

. 1790 90 % du Midi les utilisent encore ; les constituants doivent traduire en dialectes la Constitution et la Déclaration des droits de l'homme

-XIXe renaissance de la littérature d'oc, notamment avec l'Agenais Jacques Boé dit Jasmin (1798:1864:) et le Nîmois Jean Reboul (1796:1864:)

. 1847 dictionnaire provençal-français d'Honnorat (65 000 mots)

. 1854 fondation en Provence par Frédéric Mistral (1830:1914:) et 6 compagnons du Félibrige [organisme académique devenu une fédération de Stés culturelles ; création d'un " provençal littéraire " avec un système orthographique d'un phonétisme " modéré " (les mots féminins se terminent par un " o " inaccentué)]

. 1878 Trésor du Felibrige , de Mistral (somme des parlers d'oc : dictionnaire de
80 000 mots)

. 1899 le chanoine limousin Roux crée la graphie néoromane, remplaçant le " o" par un " a "

1919 les instituteurs Antonin Perbosc et Prosper Estieu créent l'Escola occitana , rompant avec les " Félibréens " auxquels ils reprochent leur conservatisme ; le système Perbosc-Estieu devient la base de la graphie de l'" occitan " moderne

. 1931-1939 autonomie de la Catalogne, qui soutient l'occitanisme

. 1935 Louis Alibert publie à Barcelone la Gramatica occitana segon los parlars lengadocians , perfectionnant le système précédent

. 1945 création à Toulouse de l'IEO (Institut d'études occitanes) reconnu d'utilité publique en 1949

. 1951 Robert Laffont applique au dialecte provençal la graphie des occitanistes toulousains, en publiant Phonétique et Graphie du provençal (essai d'adaptation de la réforme linguistique occitane aux parlers de Provence)

. 1952 Louis Alibert, Pierre Bec et Jean Bouzet lancent le principe d'une application de cette même réforme au gascon

. 1983-12-7 à côté du terme " occitan ", employé d'abord exclusivement dans les textes ministériels [rapport Giordan (1981)], on emploie désormais le terme " langue d'oc "

Organisations occitanistes. 1959 PNO (Parti nationaliste occitan) créé par François Fontan ; il reproche aux intellectuels de l'IEO leur fidélité tactique à la France

. 1962 Coea (Comité occitan d'études et d'action) fondé, remplacé 1971 par Lutte occitane ; programme : séparer le politique du culturel et soutenir notamment les viticulteurs (s'oppose apparemment à l'IEO)

. 1964 Yves Rouquette (membre du Coea) lance le thème de la reconquête occitane (revanche contre la suppression entre 1223 et 1271 du Cté toulousain)

. 1974 crée Volem viure al païs

. 1975 Parlaren créé à l'est du Rhône, conservant la graphie de Mistral, soutient parfois des revendications proches de celles des occitanistes

. 1980-11 Pierre Bec démissionne de la présidence de l'IEO

. 1981-5 Toulouse : 1re manif. de masse dans les rues (mai 82 : Marseille, mai 83 : Montpellier, mai 84 : Toulouse)

. 1984 Montpellier, " Mouvement du 11 avril " créé, lié à l'expansionnisme catalan

. 1987 Parti occitan créé. Participe au mouvement RPS (Régions et Peuples Solidaires) en 1994

. 1996 la " Setmana " : 1er hebdomadaire entièrement en occitan

Quelques adresses.

Ideco : BP 6, 81700 Puylaurens.

IEO : Espace St-Cyprien, 1, rue J.-Darré, 31300 Toulouse. Pt : Robert Marti.

IEO-Paris : 6, rue René-Villermé, 75011.

Centre de documentation provençale Parlaren : Mairie, 84500 Bollène.

Cido (Centre international de documentation occitane) : BP 4 202, 34325 Béziers.

Volem viure al païs : BP 69, 83502 La Seyne.

Association internationale des études occitanes : Liège (Belgique), fondée 1981,